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        <title>Sang d'encre - petits_poemes_en_prose</title>
        <description>Blog de poésie d'inspiration chrétienne</description>
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        <lastBuildDate>Wed, 02 Jul 2008 23:29:30 +0200</lastBuildDate>
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                <title>Seule avec l'été</title>
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                <author>noreply@ ()</author>
                                                <category>Petits poèmes en prose</category>
                                                <pubDate>Thu, 26 Jun 2008 09:58:00 +0200</pubDate>
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                     &lt;br /&gt; &lt;img src=&quot;http://sangdencre.hautetfort.com/album/nature_vive_et_nature_morte/roses-avoine.jpg&quot; /&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; J'ai marché, monté la pente du pré, bombé comme&amp;nbsp;le front d'un jeune enfant.&amp;nbsp;Plus loin, la forêt s'interposait déjà, offrant aux regards la racine dense&amp;nbsp;d'une chevelure de chênes dont le vert plus foncé annonçait l'été.&lt;br /&gt; Un instant l'existence fut surplombée.&lt;br /&gt; La&amp;nbsp;pluie brève, épaisse, m'a surprise, seule, devant le soleil qui se couchait, monnaie d'or reprise par le temps&amp;nbsp;qui sait comme chaque jour&amp;nbsp;est un prêt.&lt;br /&gt; Je suis restée là-haut, dans le vent chaud et froid, sur ce plateau&amp;nbsp;décivilisé, seule avec&amp;nbsp;l'été.&lt;br /&gt; Et je scrutais mon coeur pour savoir si j'aimais encore quelqu'un à cet instant.&amp;nbsp;Non, pas quelqu'un, car&amp;nbsp;j'étais trop apaisée pour avoir besoin de dire un amour limité à deux yeux touchants, à une voix chérie.&amp;nbsp;J'aimais trop pour offrir ce baiser empoisonné d'amour humain, ce lien qui isole tant ...&lt;br /&gt; C'était Dieu qui était tout mon amour, et dire son nom, c'était comme accepter toute l'humanité.&lt;br /&gt; Alors, ne sachant plus en quel coeur étranger me perdre, ayant opté pour l'amour inconditionnel qui ne blesse jamais à mort mais à vie, j'ai prié,&amp;nbsp;le nez enfoncé dans un oreiller de prairie, la peau zebrée d'étoiles, des bleuets écrasés sous ma joue, ne souhaitant d'autre cathédrale que les hautes herbes lasses et pâles du champ fané, d'autres vitraux que les bleuets mêlés aux coquelicots défaits, voiles rouges dans un océan de marguerites qui m'écoutaient,&amp;nbsp;blanches et calmes comme des Carmélites. 
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                <title>Regrets (suite)</title>
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                <author>noreply@ ()</author>
                                                <category>Petits poèmes en prose</category>
                                                <pubDate>Sun, 29 Oct 2006 15:25:00 +0100</pubDate>
                <description>
                    &lt;p&gt;Cette nuit-là, une nuit d'été presque balnéaire, tant la lune jaune d'or, comme la prunelle unique d'un chat borgne, irradiait le ciel sans nuage,&amp;nbsp;je fus submergée par un cri&amp;nbsp;intérieur.&amp;nbsp;Et sous les yeux de millions d'étoiles, suspendues à leur constellation&amp;nbsp;comme des araignées célestes dans une toile de cristal, je pleurai&amp;nbsp;à gros sanglots. Je revoyais sans cesse ton corps inerte sur cette table de métal, veillé par d'horribles fleurs de serre, hypertrophiées et fades. Si j'en avais eu la force, je serais entrée, comme on pénètre aux heures de pluie dans la première église, dans un de ces champs m&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ûr&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;s où les blés cautérisent la blessure fra&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;îc&lt;/font&gt;he des coquelicots éclos et les hématomes des bleuets. J'en aurais cueilli une brassée,&amp;nbsp;&amp;nbsp;et c'est à elle seule, à cette chevelure florale où quelques épis se seraient égarés,&amp;nbsp;que j'aurais confié le soin de veiller sur toi, dans ce lieu morne&amp;nbsp;où meme l'air semblait frelaté, exhalant une odeur inconnue, douce&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;â&lt;/font&gt;tre, de sucre synthétique et rance, peut-&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ê&lt;/font&gt;tre celle d'un produit d'embaumement, dont personne hormis moi&amp;nbsp;ne&amp;nbsp;se déclara&amp;nbsp;g&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ê&lt;/font&gt;né. Et durant ces trois jours qui précédèrent tes funérailles, je dus rester là, ma main sur ta main morte,&amp;nbsp;gagnée jusqu'aux moelles de ce miasme, comme jadis les premiers nés de Pharaon par les vapeurs du Dieu Unique en colère.&lt;br /&gt; Mais lorsque je retournai dans ta maison, après ces heures passées au funérarium, quelle autre épreuve m'était réservée !&amp;nbsp;et comme cette belle et claire&amp;nbsp;nuit de juin,&amp;nbsp;cette première nuit sans toi fut&amp;nbsp;longue, parmi chacune de ces encoignures qui toutes abritaient&amp;nbsp;un mémorial&amp;nbsp;de tes habitudes, où&amp;nbsp;partout&amp;nbsp;chaque objet de ton quotidien se dressait comme une stèle;&amp;nbsp;ici ton gilet,&amp;nbsp;resté les bras croisés sur cette chaise du salon qui t'était réservée, là ton journal extrait de la bo&lt;font size=&quot;2&quot;&gt;î&lt;/font&gt;te aux lettres, et dans la cuisine ton dernier repas, inachevé,&amp;nbsp;au frais ...&lt;br /&gt; marchant à pas menus, lasse, environnée de toutes parts de ces&amp;nbsp;témoins paisibles persuadés de&amp;nbsp;ton retour, que cette nuit me fut pénible ! n'y tenant plus, je fuis alors la maison veuve, et je m'assis sur la pelouse. C'était l'heure&amp;nbsp;tardive et bleue où, par les fen&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ê&lt;/font&gt;tres ouvertes, l'on pouvait entendre&amp;nbsp;se m&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ê&lt;/font&gt;ler aux cris d'amour des&amp;nbsp;grillons les respirations des dormeurs scandées par le métronome interne du sommeil. Je levai mon visage plein de larmes&amp;nbsp;vers la lune. A cet instant, si quelqu'un d'aventure m'avait rejointe, passant ses bras&amp;nbsp;autour de&amp;nbsp;mes épaules, je l'aurais repoussé.&amp;nbsp;Je ne voulais pas &lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ê&lt;/font&gt;tre consolée. Ce moment, de mon fait, mais aussi par la dissolution des proches dans une pantomime de réconfort mutuel, à laquelle je prenais part du bout des doigts, fut donc celui d'une extr&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ê&lt;/font&gt;me solitude. Et curieusement, j'en fus soulagée. Le destin me permit cette retraite, ce départ&amp;nbsp;pour le chagrin, où, ayant laissé les autres m'abandonner,&amp;nbsp;je pouvais seule m'apaiser.&lt;br /&gt; Personne n'aurait d'ailleurs allégé cette peine,&amp;nbsp;pu prodiguer une quelconque consolation, laquelle d'ailleurs ne viendra pas. Ce qui advient après, lorsqu'il ne subsiste&amp;nbsp;des larmes d'autrefois que&amp;nbsp;leurs vestiges, de vagues reflets humides dans les yeux, semblables à ceux que causent les escarbilles,&amp;nbsp;lorsque de l'émoi de jadis&amp;nbsp;ne reste qu'une poigne intermittente,&amp;nbsp;brève et froide, que l'on sent parfois se refermer&amp;nbsp;sur le coeur, ce qui advient après tout cela, ce peut etre au mieux l'apaisement, mais pas la consolation. Toute sa vie après n'est qu'une histoire de béquilles. Lorsque l'un de nous manque, lorsqu'encore abasourdi du deuil, de cette incursion dans l'étrange et inédite&amp;nbsp;dimension de la mort, on porte en terre cette humanité&amp;nbsp;unique&amp;nbsp;qui disparait de notre temps pour se sertir dans celui des souvenirs, pour&amp;nbsp;reposer dans notre mémoire comme dans un écrin, c'est un peu de notre chair qui s'en va avec lui. Et désormais l'on boite, cahin caha, par les routes accidentées de la vie. Marcher droit et dru, c'était du temps de cette virginité spirituelle, lorsque la mort n'avait pas&amp;nbsp;maculé de&amp;nbsp;ses pas noirs de loup l'&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;â&lt;/font&gt;me encore novice, intacte de cette blessure singulière qu'inflige la mort des aimés. Après ce désenchantement cruel, curieusement, ces vivants déniaisés de la mort&amp;nbsp;renaissent d'une vie nouvelle.&amp;nbsp;Cette vie enfin a&amp;nbsp;subi sa première mue et perdant pour jamais sa peau d'innocence, lisse comme celle d'un nouveau-né, elle poursuit désormais&amp;nbsp;son sillon, balafrée, inégale, recouverte d'un épiderme malade&amp;nbsp;de grand br&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;û&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;lé. Mais cependant,&amp;nbsp;quelque chose lui reste de sa candeur d'antan : l'impossibilité de laisser imbiber totalement sa capacité de croyance&amp;nbsp;par l'idée de la mort, à laquelle une part de l'ame ne se soumet pas et résiste, irréductible et incrédule, gardant au fond d'elle un espoir infime, vivace et ardent, comme dans ces pays dévastés luit, au milieu des cathédrales en cendres,&amp;nbsp;le minuscule et immense&amp;nbsp;point rouge du Saint Sacrement. C'est que le souvenir, désinfecté de l'idée de&amp;nbsp;la mort par la Foi et l'Espérance,&amp;nbsp;nous immunise de cette desespérante conviction. Et parce que nos vies gardent, comme un moule de glaise ou de cire, l'empreinte en creux de celle des morts, parce qu'elles deviennent alors les receptacles, en perpétuels modelages, les matrices où la matière vive et fusionnée du passé impérissable, de l'amour qui prospère au delà de la vie,&amp;nbsp;se déversent,&amp;nbsp;parce que&amp;nbsp;nous soupesons, obsédés par la terreur de la répétition, les mouvement et&amp;nbsp;les choix dont ces existences révolues tirent&amp;nbsp;leurs reliefs, leurs ombres et leurs lumières, il nous est impossible d'accorder un irréversible crédit à la mort.&amp;nbsp;&lt;br /&gt; Ainsi, de retour dans ta maison,&amp;nbsp;devant ta chaise vide, j'ai senti se poser sur mon épaule, comme un rai de soleil en plein minuit, ton regard plissé d'un sourire intérieur, celui des explorateurs de &quot;l'autre c&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ô&lt;/font&gt;té&quot;, et je n'ai pu te croire pour jamais disparu, m&lt;font size=&quot;2&quot; color=&quot;#333333&quot;&gt;ê&lt;/font&gt;me si, soudain, voulant étendre la main pour serrer la tienne, et presqu'étonnée alors de n'avoir rencontré que du vide, &amp;nbsp;j'ai cependant d&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;û&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; croire à l'Absence, cette fausse jumelle de la mort. Et prenant conscience de mon audace, de ce geste tendre et intime que de ton vivant je n'aurais jamais osé, j'ai capitulé face au regret, mesurant combien mon amour était plus aisé et libre, toi disparu, qu'il ne l'avait jamais été de ton&amp;nbsp;vivant.&lt;/p&gt;
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                <title>Regrets</title>
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                <author>noreply@ ()</author>
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                                                <pubDate>Tue, 03 Oct 2006 15:55:00 +0200</pubDate>
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                    &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;Les mèches blondes d'un chèvrefeuille s'évadent du buisson roux des ronces. Au jardin, les framboises, dont la boucherie tache le gravier à chaque paquet de baies trop m&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ûres&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;tombées, me font des mains d'assassin.&lt;br /&gt; Une ombre passe.&lt;br /&gt; C'est un&amp;nbsp; nuage qui ne se résout pas à pleuvoir et à mourir dans une agonie pleine de liquides, qui ressemble à un enfantement.&lt;br /&gt; Une ombre persiste. Cette fois-ci, se sont mes yeux qui se closent sur une grande plate-bande intime où s'ébattent mes souvenirs.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je te cherche.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Comme il est vrai que les absents nous cernent d'une autre qualité de compagnie, une sorte de &quot;péri-présence&quot;.&lt;br /&gt; Plus ils sont loin, loin du temps qui dévide ses bobines de soies longues où&amp;nbsp;s'ourdissent nos destinées terrestres, ancrés désormais, noués pour jamais comme le point d'une tapisserie sur la grande toile en mouvement du temps, plus leur être dissous dans l’éther nous envahit comme un gaz.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Tu es l&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;à&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;, et pourtant, je sais que tu ne peux pas revenir. C’est comme si tu n’étais jamais parti.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Je suis à l'orée de la colère. Rien de ce qui est définitif n'est juste, dans ce monde o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;la loi est de passer.&lt;br /&gt; J'essaie de ne pas me révolter. A partir d'un certain âge, ne pas accepter ce joug des deuils dans un cabrement épuisant de l’âme est une preuve de bêtise. Mais je t'en veux quand même d'être désormais si inaccessible, à l'abri des autres, de leur amour.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Ce n'est pas tant que j'avais mille choses&amp;nbsp;à te dire. C'est seulement que désormais, j'ai un convive de moins à ma table. Les beaux couchers de soleil sur la campagne natale, les instants o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;, rejetant le bonheur concave qui sonne creux pour l’apaisement d’une âme sereine, vaguement triste, celle de celui qui cherche à comprendre et à percer le sens des petites choses, tous ces instants o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;l'on éprouve le toucher de son âme sur le réel, o&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;ù&lt;/span&gt;&lt;/span&gt; &lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;l'on est presque&amp;nbsp;heureux de payer cet esprit pénétrant d'une monnaie d'amertume, d'éprouver&amp;nbsp;la tristesse résignée de celui qui attend son tour, sans courir, sans détaler, mais comme assis en lui-même, réchauffé par un noyau tiède de bravoure niché au coeur de peur ...&amp;nbsp;avec qui partager cela maintenant&amp;nbsp;?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Si tu n'étais pas un ami (trop craint, peu compris&amp;nbsp;et&amp;nbsp;donc mal déchiffré pour cela), tu étais au moins quelqu'un qui avait compris «&amp;nbsp;comment ça tourne&amp;nbsp;». Maintenant ... Si entourée, si cernée par les autres qui sont comme un rempart à&amp;nbsp;moi-même, si seule, sans filet ... c'est à cela qu'il faut s'accoutumer.&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Pour ne pas désespérer, il y a Dieu. Mais Lui, sait-Il qu'il nous a fait un coeur trop tendre pour la vie, lorsqu'elle fuit de ceux qu'on aime ?&lt;br /&gt; &lt;br /&gt; Dans le jardin d'automne, les doigts tachés de framboises trop m&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: black; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;û&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; style=&quot;font-size: 8pt; color: #333333; font-family: Verdana&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;&lt;span xml:lang=&quot;FR&quot; lang=&quot;FR&quot;&gt;res, de ces mêmes stigmates que posait la même gourmandise qu'autrefois, quand j'étais ta petite fille, les mêmes rougeurs d'assassin&amp;nbsp;sur mes mains qui ont si peu grandi, un trimestre après tes funérailles, je sais enfin ce que c'est de se sentir orphelin.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;
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