25.01.2008

Publication de Paris, d'église en église

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Amis internautes, épris d'églises en général, de monuments parisiens en particulier, je vous annonce la récente parution de l'ouvrage auquel j'ai collaboré, intitulé Paris, d'église en église, aux éditions Massin.

A mi-chemin entre le livre d'art et le guide, vous pourrez découvrir au long de ses 400 pages  les quelques 100 églises de la capitale, ainsi que quelques chapelles, décrites une par une, par arrondissement.
Les auteurs traitent ainsi pour chaque église son architecture, ses oeuvres d'art, son histoire. La biographie du saint patron auquel est consacré l'édifice figure également, tout comme un circuit de visite aisé et exhaustif proposé par les auteurs.

En effet, ceux-ci se sont donnés pour ambition de faire du lecteur un visiteur, et de faire sortir les églises parisiennes de leur anonymat.

Enfin, d'un point de vue un peu plus anecdotique, ce livre est le fruit de l'engagement spirituel de quatre auteurs, jeunes chrétiens se réclamant de la Génération Jean Paul II,  qui, au cours d'un aventure de foi et d'écriture, ont consacré (au moins pour Aline, Jérome et Alexandra) à ce travail la totalité de leur temps libre et vacances pendant plus de trois ans ... quant à moi, j'ai un petit peu moins travaillé qu'eux trois, je l'avoue. Mais quand meme !!!

A découvrir une première critique assez positive sur le site de la revue La tribune de l'art.

Paris, d'église en église, Massin éditions, 400 pages, 40 euros, dans toutes les bonnes librairies, ainsi que sur  fnac.fr et Amazon, depuis le 15 janvier 2008.

06.05.2007

Chanson de la Lorraine

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                                                  Lorraine,

                Avec un ciel collé aux semelles de tes plateaux
                Et ce fleuve qui gardait si mal
                Son eau à fleur de terre, jumelle des cieux pâles ...

                Aujourd'hui,
                Les fils téléphoniques où se tissent les conversations
                Passent là, le 20e siècle a posé sur toi son tampon
                Et tu me fais un salut plein de pluie.

               Le sceau du 20e siècle, les soldats ont eu bien mal.
               Dans ta glaise jaune saignaient les godillots.
               Tout l'Est a vendangé un  vin sanglant, l'impôt
               De chair fut payé plaie par plaie, râle par râle
               Le long de tes coteaux.

               Sur cette campagne pour toujours médiévale
     Là où ta maison, bergère, se tient, on entend les troupeaux
               Gémir de toute leur douleur pascale.

               Et j'entends ta voix frêle et haute, et ton pas pastoral.

               Tu marches vers ton armée, vers ton bûcher, et l'eau
               De la Meuse te dit adieu et ruse en plissant son dos.
               Et tu trempes, pensive, ta main virginale
               Dans son cours trop mol pour être flot.

     T'es tu retournée pour dire adieu à ton père, à ta mère ?
               As-tu salué  les champs où tes genoux se sont ouverts
               Pour la première fois à tes premiers jeux,
               Stigmates des ris d'enfants brisés aux pierres
               Des chemins tortueux ?

               Tu marches vers tes soldats, tu marches, sûre de toi.
               Mais qui donc te reconnaîtra ?
               Même ta maison ne t'a pas reconnue, rappelle-toi,
               Ce jour où tu avais mangé trop de mûres,
               Du fruit en larmes noires sur la figure ...
               Alors, si l'ange dans la clairière t'a parlé,
               Qui voudra laisser son aire et son jeune blé
Pour voler vers ce roi de petit domaine et de couronne étroite,
               De barons félons et de fidélité coite,
               Mené par une bergère enfantine et obstinée ?
                                         
               Qui te suivra, petit soldat gracile,
               Qui sent le lait dont au matin tu te nourris,
               Et qui ne pourrait se départir du moindre de ses cils
               Tant il est droit comme un lis ?
               Qui donc te croira,
               Quand tu parleras des voix à la cour qui te sourit
               Et qui regarde à la dérobade
               Tes souliers avec mépris ?

               Te suivront les parias,
               Ceux qui marchent fiers, et pauvres, et nécessiteux,
               Parce qu'ils sont parias et qu'être paria sur terre
               Marcher pieds nus et coiffés de ses seuls cheveux,
               C'est entrer glorieux au royaume des cieux.

               Te suivront les enfants qui veulent être soldats
               Parce qu'ils ne savent pas ce que c'est de tuer,
               Et ces noblaillons qui dans ta voix haute ont isolé
               Un des ces éclats de vitrail et de divinité
               Que les saints en gestation envoient parfois
               Pour que l'on croie.

               O petite alouette
               Prends garde aux remparts
               Aux cruelles arbalètes.
               Allons, à tes parents jette
               Donc un dernier regard.

               Et marche vers Orléans,
               Suis ta pente à peine inclinée,
               Ruisselet de Meuse, rallie donc l'océan
               De ta destinée,
               Toute petite, mais chaussée
               Des bottes de géant et d'éternité
               De la sainteté.

               Ton Roi t'attend.

Extrait de La Légende de Saint Paria

05.03.2007

Errare muriellum est !

Chers internautes,
Errare Muriellum est ... En effet, lorsque je vous annonçais ma séance de signatures précédée d'une lecture d'extraits de La Légende de Saint paria, pour le jeudi 7 mars, il fallait en revanche comprendre mercredi 7 mars ....
Poète!
Que ta tete est distraite !
A mercredi, donc, au Club des poètes, 35 rue de Bourgogne, à partir de 19h30 ...

25.02.2007

Printemps des poètes

Chers lecteurs et internautes,

Le printemps "chers aux pauvres gens
qui ressourient les yeux humides" (dixit mon maitre et amoureux littéraire de toujours, Guillaume Apollinaire) pointant dans peu de temps le bout de ses perces-neiges, nous voici tout naturellement amenés à célébrer la saison des poètes, puisqu'en France, à défaut de consacrer à la poésie pages de revues littéraires, espaces diurnes télévisuels et festivals dédiés à autres choses qu'à des artistes aussi conventionnés que conventionnels, le gouvernement et ses satellites culturels (pardonnez ce vieux fond arnarchiste que ma fibre chrétienne circonscrit sans l'adoucir !) lui consacrent un "printemps"... ce qui veut dire que la poésie vit son hiver.

C'est donc à l'occasion de cet évènement que je dédicacerai après avoir dit quelques extraits La Légende de Saint Paria, au Club des poètes, le 7 mars prochain, dans cet archipel de pur amour poétique qu'est le vénérable Club, où j'aurai le grand honneur au surplus, comme on disait au temps de Corneille, de m'insérer dans une soirée dédiée à son fondateur, Jean-Pierre Rosnay.

Merci au Club de m'offrir son toit, sa bienveillance, sa chaleur. Et son public, pour ne point vous mentir !

Merci à vous de m'accompagner en pensée, et merci d'avance à ceux qui viendront m'écouter.
Le programme est bien entendu disponible sur le site du Club des poètes (en lien sur la partie gauche de l'écran).

Rendez-vous donc jeudi 7 mars, au Club des Poètes, 35 rue de Bourgogne, dans le 7e arrondissement de Paris, autour de 20 heures.
Venez nombreux !