06.03.2007

Premières critiques de la Légende de Saint Paria

- Reçu de Régis Burnet,  animateur de l'émission Art & Culture sur KTO TV
Mail du 2 mars 2007


" Madame,
J'ai bien reçu votre livre et je vous en remercie. Sa lecture m'a
beaucoup touché et j'en ai parlé dans l'émission Art & Culture en
mentionnant votre prestation au Printemps des Poètes et en le
présentant comme l'un de mes coups de coeur.
Merci encore de m'avoir fait découvrir votre écriture, que je trouve très belle.
Bien cordialement,
Régis Burnet
KTO"

- Reçu du Père Pousseur, responsable du site Arts Cultures et Foi, pendant culturel du site de la Conférence des Evêques de France (CEF)
Mail du 1er mars 2007


" (...) Ce que j'ai beaucoup aimé : Parler du 'paria' avec une telle musique qu'est la poèsie laisse deviner le trésor
que porte en lui celui qui est exclu. Toutes mes félicitations. Je vais faire un présentation sur notre site Arts Cultures Foi."

- Reçu de François Maillot, directeur adjoint de la librairie La Procure de Paris, place saint Sulpice,
Mail du
12 mars 2007
"Nous avons aimé votre recueil.
Il y a un élan, une force ; et l'ensemble est de belle facture."

05.03.2007

Errare muriellum est !

Chers internautes,
Errare Muriellum est ... En effet, lorsque je vous annonçais ma séance de signatures précédée d'une lecture d'extraits de La Légende de Saint paria, pour le jeudi 7 mars, il fallait en revanche comprendre mercredi 7 mars ....
Poète!
Que ta tete est distraite !
A mercredi, donc, au Club des poètes, 35 rue de Bourgogne, à partir de 19h30 ...

25.02.2007

Printemps des poètes

Chers lecteurs et internautes,

Le printemps "chers aux pauvres gens
qui ressourient les yeux humides" (dixit mon maitre et amoureux littéraire de toujours, Guillaume Apollinaire) pointant dans peu de temps le bout de ses perces-neiges, nous voici tout naturellement amenés à célébrer la saison des poètes, puisqu'en France, à défaut de consacrer à la poésie pages de revues littéraires, espaces diurnes télévisuels et festivals dédiés à autres choses qu'à des artistes aussi conventionnés que conventionnels, le gouvernement et ses satellites culturels (pardonnez ce vieux fond arnarchiste que ma fibre chrétienne circonscrit sans l'adoucir !) lui consacrent un "printemps"... ce qui veut dire que la poésie vit son hiver.

C'est donc à l'occasion de cet évènement que je dédicacerai après avoir dit quelques extraits La Légende de Saint Paria, au Club des poètes, le 7 mars prochain, dans cet archipel de pur amour poétique qu'est le vénérable Club, où j'aurai le grand honneur au surplus, comme on disait au temps de Corneille, de m'insérer dans une soirée dédiée à son fondateur, Jean-Pierre Rosnay.

Merci au Club de m'offrir son toit, sa bienveillance, sa chaleur. Et son public, pour ne point vous mentir !

Merci à vous de m'accompagner en pensée, et merci d'avance à ceux qui viendront m'écouter.
Le programme est bien entendu disponible sur le site du Club des poètes (en lien sur la partie gauche de l'écran).

Rendez-vous donc jeudi 7 mars, au Club des Poètes, 35 rue de Bourgogne, dans le 7e arrondissement de Paris, autour de 20 heures.
Venez nombreux !

11.02.2007

Il marche sur les eaux

L'horizon applatit le soleil et s'y perd,
En jettant sur le lac le fil d'un sabre plat
Où s'égoutte une vendange crue de lumière ...

Le ciel atone attend que la terre se noie
Pour gober l'eau d'acier, éteinte et circulaire
Du lac arrondi comme un oeuf bleuté et froid.

Ciel et lac se mêlent formant un miel livide,
Où j'essaie d'isoler dans ses flots incolores
Ce qui palpite parmi la brume impavide.

Mais du soleil, de la vie y'en a t-il encore ?
Y a t-il encore un peu de vie ? le ciel se vide ...
Le lac célèbre le rien et s'y incorpore ...

Je ferme les yeux, j'essaie de retrouver les signes
L'écriture du sacré, un signet de lumière,
L'empreinte des auras des saints simples et dignes,

J'essaie de me souvenir de ce qui m'éclaire,
D'isoler dans la taie de grisaille sans lignes
Le poinçon d'un espoir sur l'incolore enfer ...

Si je ferme les yeux ... peut-être les couleurs
Reviendront-elles ainsi et que j'aurais du jour,
Une braise de joie dans ma nuit intérieure

Où mon coeur trouvera dans un battement gourd
Le chemin du prochain, forera la noirceur
Qui mène au dangereux rendez-vous de l'amour ...

Je ferme enfin les yeux et, aveugle voyant,
J'ose enfin aller là où il faut être nu
Là où toute la gloire revient au perdant.

Mes yeux se taisent et refusent la vue,
Dans ce noir où ma prière seule me rend
Ce regard pénétrant dans la nuit absolue.

Je ferme les yeux ... un friseli d'eau mangée
Par le ciel résiste ... peut-être un bruit  proue,
Dans l'embrasure du ciel et de la jetée ...

Des éclaboussures de voix, des mots s'ébrouent,
Et, parmi eux, une présence qui se tait,
Quelqu'un de silencieux, de patient et de doux ...

Je ferme les yeux, et j'entends distinctement
La chanson des pêcheurs ourlant les flots ouatés,
Et le filet vide qui claque dans le vent ...

Je Le vois parmi eux, recueilli, bénissant
Les yeux vers le ciel, ce que le lac a payé
D'une monnaie vive de poissons rutilants ...

Soudain, le grain s'est levé, et lui, enjambant
La quille, s'est dressé, calme, le pied posé
Sur l'eau où germe alors un nouveau continent.

Il va ! Là où ses pas ont su croire à la terre
Germée d'un ferment qui change le coeur et le monde
Percent les prairies bleues et fleuries de son Père.

Et comme un patriarche a su scinder la mer
Tirant de ce fruit salé l'amande profonde
D'un peuple nourri de pain et d'herbes amères, 

Pour semer ce froment, pétri par les prophètes,
Là où Dieu a choisi d'aimer plus près les hommes,
Voici l'homme qui dompte et le lac et la Bête ...

L'eau, monture de la barque, animal de somme,
Le porte quand, les yeux grands comme des assiettes,
Ses compagnons s'effraient devant les flots énormes ...

Et lui, qui pacifie de son pas la tempête,
D'un pas qui semble une danse, très loin devant,
Des épis de soleil tout autour de la tête,

Le voici, libre et seul, qui sourit tristement,
Lorsque, se retournant, ses yeux profonds s'arrêtent
Sur ces millions d'esquifs qui, depuis deux mille ans,

Peuplés d'enfants perdus, naviguent sur ce lac, 
Serrés auprès de Pierre, aggrippant comme lui,
Leur foi, menu fétu, pour braver le ressac,

Pour quitter ce vieux coeur que la peur a saisi
Dans sa main de cadavre et laisser là sa barque,
Pour laisser là sa mort et laisser là sa vie,

Et marcher sur les eaux vers ce dieu qui sourit.

16.01.2007

Nouvelles

C'est avec une grande joie que je vous annonce la publication au Scribe l'Harmattan de la Légende de Saint Paria, dont quelques extraits sont téléchargeables sur ce site.medium_couverture-paria.jpg

Le recueil, déjà disponible à la FNAC, sera également mis en vente dans la grande librairie parisienne de sensibilité chrétienne, La Procure (d'ici une petite semaine), sise près de la Place Saint Sulpice.Un petit mot sur l'oeuvre illustrant la couverture, dont certains d'entre vous ont aimé le climat et l'atmosphère :
 il s'agit d'une huile sur papier d'un ami peintre piémontais, Antonio Rosa.
Cette toile tourmentée, arrimant ce chemin noir, creux et inquiétant, à des bois  compacts, puis, dans le lointain, à un village flou comme une buée, colle bien au climat de mon recueil, dont je dirai des extraits
lors du prochain Printemps des poètes, dans les vénérables et irremplaçables murs du Club des Poètes de la rue de Bourgogne, à Paris, le Jeudi 7 mars, en soirée, dès 19h30.

Au programme, lecture d'extraits, signatures, dîner-débat, puis florilège de poètes illustres, d'Apollinaire à Léon-Paul Fargue.
Venez nombreux ! (programme sur le site du Club des Poètes.)