murielle
"Poète dont saigne le front qui est ceint
Des ronces du désir que jamais il n'atteint" (Francis Jammes)
Mes mots suffiront, j'espère, à TRADUIRE ce que j'aime. J'interprète la nature, physique ou humaine, et je ne crée rien.
* Mon modèle ? Apollinaire.
* Ma devise ? un extrait de sa chanson du Mal aimé :
"Malheur dieu qu'il ne faut pas croire".
* Mon but ? sa devise à lui : "J'émerveille".
* Pourquoi Sang d'encre ?
Pour décrire le travail d'un apprenti poète, qui vit de mots au meme titre que d'air et d'eau, l'expression m'a paru bien fondée.
Et puis, par cette expression, c'est encore à Apollinaire que je pense, lorsqu'il disait dans son Bestiaire, ou Cortège d'Orphée, publié avec Alcools, se définissant comme le poulpe :
Jettant son encre vers les cieux
Suçant le sang de ce qu'il aime
Et le trouvant délicieux
Ce monstre inhumain c'est moi-meme
Longtemps incoiffable et incoiffée, nombreux sont ceux qui comparaient mes cheveux à des tentacules ou des serpents. Alors, pieuvre ou Gorgone, je jette moi aussi mon encre aux cieux ...
Puissiez-vous aimer ce que j'écris !
Bonne route.
Murielle A.
