13/02/2009

Rendez-vous au Festival de Pâques

 

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Amis internautes,
La poésie chrétienne sera à l'honneur le samedi 11avril 2009, lors du Festival de Pâques, qui se tiendra du 11 au 13 avril prochain, à Chartres.

A l'origine, le Festival de Pâques se voulait tourné vers le monde de la Musique, et notament le Rock, en accueillant de jeunes formations chrétiennes. Mais maintenant, après 7 années d'existence, le Festival accueille l'art dans tous ses états, et au travers de nombreuses disciplines, en faisant place notamment à la poésie, puisque j'ai le plaisir et la grande joie d'interpréter un spectacle conçu avec Isabelle Eclancher, pianiste de grand talent.

Organisé autour du thème de l'année, "Ta parole éclaire", célébrant la force du Verbe en nous, le spectacle, intitulé "Débat dans l'azur", du titre d'un poème de Léon-Paul Fargue, par lequel le récital débute, offre au regard du spectateur la progression d'un homme vers la foi qui apaise, non sans épargner au public avant le final-vitrail qu'est le poème de fin de Claudel, Prière pour le Dimanche Matin, les douleurs des renoncements, la contrition du repenti.
Je dirai notamment le splendide et déchirant texte de Marie Noel (Vision), qui est une véritable mise à mort en direct, avant la résurrection dans la confiance en Dieu, et le texte de Verlaine, Sagesse, merveilleux poème de grande douleur et profondeur. Isabelle Eclancher, pianiste sensible et délicate, émouvante, célèbrera en musique à mes côtés la Pâques, en interprétant notamment Schubert, Debussy, Bach.
Je compte sur vous !

Débat dans l'azur
Festival de Pâques
Samedi 11 avril, 18h30, Salle Marceau (Hôtel de ville de Chartres), place des Halles,Chartres
Pour tout savoir sur le Festival de Pâques, rendez-vous sur le site dédié : www.festivaldepaques.org

05/09/2008

L'exil

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Chapelle de l'abbatiale
de Saint Sever (site officiel de
Saint Sever sur Adour)


A l'affût de mon ombre et chassée par mes pas,
Comme si l'ombre m'avait volée,
Chasseur aux yeux ronds et peureux de gibier,
Dans la ville aux recoins envahis par les chats,

L'espoir au caniveau, jeté sur les fruits blets,
Fuyant les huis du bourg et ses noirceurs de soutes
Où le sens desquame des mots comme une croûte,
Courant, ne désirant plus que ce qui se tait,

L'âme nue, dévêtue de leur fraternité,
De l'espèce où je suis comme un homme à la mer,
Un vieux quignon de vie rongé par mon coeur fier
D'être seul pour jamais, et de le désirer...

Avec l'envie d'aimer, et de cracher aussi,
Avec un appétit de glaciers, de clarté,
Et cette faim de petits riens de l'évadé,
Avec un coeur qui se craint comme un ennemi,

Avec l'exil et mon passé décapité,

Avec mes traditions mortes fêtes par fêtes,
Avec mon pays de champs, de foudres et d'oiseaux
Ma terre aux carnations de bois et de ruisseaux,
Ma patrie de pluie bleues enchantées de fauvettes,

Petite France, fillette et mère chérie
Petite France grande de tous tes parvis,
Ma Rose de rosace, ma brune paysanne,
France blondie de blés dans l'été qui se fane,

Ma France neuve de tes vingt siècles, jeunette,
Ma France pointue de mille clochers sans messes,
Que les hirondelles bleu ardoise confessent,
Ma France fille du pain frais et des mouillettes,

France coiffée de bleuets, mariée en juillet
Dans l'autel des prés à ce jeune poilu,
Cet enfant qui mourra car l'Alsace est perdue,
Et que pleureront chaque automne les mûriers,

Ma France, tes villes, insectes électriques
Où l'on fait des rêves taillés dans du pavé
Si lourds que l'humanité ne peut les porter,
O France qui se meurt de rêves technocratiques,

Ma France et tes brouillards d'hermines en novembre
France aux noëls rouillés par les rues mercantiles...
Paris, ta Tour Effel, gitane qui se cambre
Sur la Seine dont la muleta fend la ville,

Ma France où la Loire, sirène jaune et tendre
A filé ses cheveux aux fuseaux des châteaux,
Où la Seine bleue laisse tomber de sa cendre
Sur Paris, en noyant dans l'absinthe son eau,

Ma France, lac d'histoire où naît l'avènement
Par capillarité de tes générations,
Où princes et frondeurs trempent le sédiment
D'un peuple amant des rois et des révolutions,

Ma France au sceptre du même fer que les faux,
Au roi frère du poète par l'échafaud,
Ma France aux grottes bleues imbibées de miracles,
Où reines saintes et bergères hâtent l'oracle,

Ma France aux blessures saignantes, innombrables,
Aux bourgs incendiés jusqu'au dernier nourrisson,
Et qui fument encore du crime abominable,
Sans que l'assassin n'ai reçu de punition ...

Ma France toute nue dans sa robe des champs,
Où le ciel a tiré les bois par les cheveux
Qui crient par les gorges des oiseaux y nichant
Ma France aux blés baisés de mille bleuets bleus,

Loin de toi, loin de tout, nomade sans chemin,
J'ai jailli, comète rejetant son orbite,
Hébétée par ce jour cloué à son zénith,
J´ai jailli dans la nef, front bas, la haine aux poings !

O le seul havre de frais, de froid, de noir,
L´archipel où pleurer des larmes enfantines !
L´enclave d´ombres où les marbres, médecines,
Ont soigné mon front ridé de fièvre et d´espoirs,

Eglise ! Maison éternelle, car sur Terre
Sans fin le désespoir défie l´espoir humain,
Ces rives opposées d´une même rivière
Eglise ! Tu m´as tendu les cierges de ses mains !

Humble église râblée, taillée pour l'âme humaine
L'âme qui faufile patiemment sa prière,
Pour broder d'un point d'or le lin gris de la peine,
L'heure séculaire de la vie ordinaire,

J'ai pu prier chez toi, attaquer ce vieux mur,
Le temps moisi de trop servir, le temps usé,
Dans l'heure où je croyais que Dieu s'est absenté
J'isolai la ferveur, le filon de foi pure ...

Dans le coin le plus sombre, agenouillée, infime,
Ma prière a cligné son oeil humide et pur
Vers la rosace bleue et leurs iris d'azur,
M´ont tiré de la peur, la quotidienne abîme ...

Dans l'église semée de glaïeuls et de lis
Simples, blancs et courbés comme des fleurs des champs,
Des roses ont fleuri dans l'humus de l'office,
Des roses invisibles qui sentent l'encens ...

Dans la petite église où les meubles sont maigres,
Sculptés dans le bois brun, têtu, d'un arbre ermite,
Dans l'église où la foi sédimente les rites,
Où le matin les chants perforent le froid aigre,

Dans sa nef, près de ses statues d'humble facture,
Dont les mains comme celles des gens besogneux
Carrées par le labeur, toutes cornées et dures,
Murmurent, tenaces, leurs cantiques ligneux,

Veillée par ces statues, aux pieds de notre Dame,
Dans la petite église, jeune comme une aïeule
Qu'avec le nourrisson la mère a laissé seule,
J'ai enfin retrouvé le toucher de mon âme.

Et j'ai pu respirer, liée à mon âme-mère
D'un cordon de cantiques ! J´ai regagné mon lit,
Dans l'église où l'on peut redevenir petit ...
Quel bonheur ! Ce n'était donc pas tout, cette Terre !

J'ai quitté cette apnée qu'est la vie sans sacré,
Dans la nef où s'arrime un fragment frais de ciel,
L'oeil lavé de la poix fausse et vraie du réel,
J'ai prié l'enfant pauvre et le dieu nouveau-né :

" Ah ! Seigneur ! Toi qui peux recomposer le temps
Au sablier sans fond de ton éternité,
Toi qui naît chaque hiver et meurt chaque printemps,
Qui parcours en trois mois tes trente-trois années,

Petit Enfant suivi, dans ta crèche paillée,
D'un troupeau d'étoiles, paissant les prés du ciel,
Et que la comète pastourelle a mené
Au chevet d'un roi nu, faible comme une agnelle ...

Ah, mon enfant d'hiver et qui tète sans cris
Une Vierge pâle, d'où sourd un lait miellé,
La Vierge dans la joie mais qui sait son sursis,
Le glaive de douleur qui viendra la percer !

Torturé volontaire, captif de ce jardin
Qu'un bleu nuit imbibait dans la veillée funèbre
Où tous ont sommeillé, hormis les assassins,
Menés par celui qui trahissant te célèbre,

Sauve-moi ! Infime point de tapisserie
Fixe mon noeud de vie au tissu que tu tiens
Dans ta main, où la main de Notre Père a joint,
L'humain au divin, le germe d'homme à la Vie,

Sauve-moi de la peur, mer de mort à la vague
Qui toujours revient enrouler dans sa langue,
Mon coeur priant pour soi d´une prière exsangue !
Ce coeur ! diamant sourd, et sale, et seul dans sa gangue,

Que mon frère s´y creuse un refuge à la dague !

Donne-moi la grâce de savoir Te prier !
Que ma vie ne soit la plaine fade, sans heurts,
Ce jardin nocturne et morne des Oliviers,
Où pas une épaule ne s'offrit pour Tes pleurs ..."

Feuille morte tombée de l´arbre de la croix,
Combien de temps ai-je été veillée des apôtres
Pleurant là sans fierté, sans me cacher des autres,
Au pied de mon gisant, à l'ombre de ma croix?

Cette heure a duré le temps de toute ma mort
Et de toute ma vie, un temps d´arrachement.
Désormais d´aucun pays je ne suis plus l´enfant,
J´ai trop souffert de toi, France que j´aime encore !

J'ai quitté l´ambassade du ciel, mon église.
La place au petit jour se teintait de vieux rose,
Et d´ombres violettes comme des échymoses
Dans les Laudes latines chantées par la brise ...

Dehors, le bleu du ciel tout a coup a giclé
Dans un jus de lumière sur les nuages blancs,
Comme un sang frais jailli d'un épais pansement,
Et j'ai pris le temps par le cou de la journée,

Ma volonté, quand j'avais les larmes aux yeux
A fondu sur ma vie comme un oiseau de proie,
J´ai marché vers le soleil, grand glaçon de feu,
Ma France, loin devant, sans un regard vers toi.

13/08/2008

"Je t'ai gravé dans la paume de ma main"

Psaume du serviteur, Isaie.

Née,
Je me cogne à la vie.
Et derrière ce mur
Il y a la mort.

Celle-là ! Elle fait mine d'exister
Quand tout cesse de vivre !

Arrete de pleurnicher !
Soldatesque qui perdra,
Et ses armes, et sa solde, mais pas son honneur
Puisqu'elle mourra.
Bat-toi quand meme !

Empoigne le temps,
Par la sale peau de son cou,
Par chaque minute pleine de lèpre !
Par chaque seconde visqueuse, immonde crachat !
Travaille-les, jusqu'à la corde, pour entrevoir
Dans leur usure
Leur trame de drames et l'envers fade de l'éternité !

Choisis ta noyade!
Empoigne ton ame, hardiment !
Allez ! Prends-la entière, par son manche de reves !

Et sabre ! Sabre-moi tout ça !
Le désespoir ! Peuh !
Pour une fois, il va savoir pourquoi il pleure !
ça va saigner,  et jusqu'à l'os !

Pauvre vieille envie, toute racornie !
Pauvre vieille toute jaune qui mange son propre foie !

Orgueil, excrément des esprits cabrés ! honneur de corrida,
Droiture torve des chevaliers de pacotille !

Gourmande bafreuse ! contemple ton ame qui digère le monde
et ton esprit ventru ... panse où la pensée est un suc digestif !

Avare aux mains fines de soie comptée qui recompte chaque grain de poussière,
Aveuglée par ce qu'elle a et non par ce qui est,  
Recompte tes os, et patiente dans ta tombe ouverte.
Tu auras entre les touffes d'herbes mortes, bientot ton salaire.

Cuisses mouillées jusqu'à leurs béances, reins qui vont seuls sans que quiconque les dirige,
O luxure, panthère maculée d'ennui !
Ma tentation tendre, qui commence toujours
Par le jumeau de l'amour et finit par ressembler à la haine...

Paresse ... la vie comme un veillée endormie...
je ne sais rien de plus doux que rien faire et ceci déjà est une activité.
Et le monde se défait autour de moi et s'enfle de toutes les choses
Que je dois éviter sous peine d'enfer...

Colère douce comme le miel, comme disait Achille,
Colère ! mes délices rouges et dorés, brame de ma volonté
A l'orée de la volonté d'autrui !
Mes voluptés par la bouche expirées
Et qui ploient le monde comme une badine ...

Toi qui lutte, du sang plein le nez et le coeur renversé par terre,
Comme ça, sans plus rien dedans
Toi qui t'es tant dépouillé
Que meme le vide serait une possession,

Si tu as le courage du vrai dénuement,

Sabre-moi tout ça ! toutes ces douceurs amères !
C'est pour rien. Tu le sais maintenant.
Mais c'est encore mieux.
Regarde ! Le temps de respirer, de reprendre ton souffle
Et TOUT est à refaire !
Tu sais maintenant, jardinier de toi-meme,
Que les herbes parasites sont toujours les plus robustes !

O santé de fer du péché !
O constitution de centenaire du pécheur !
Le vieil homme ne veut pas crever !

Et toi, frele redresseur de tes propres torts,
Des tiens, pas ceux des autres (ça, c'est le travail, ou la manie, des donneurs de leçons
et des régimes totalitaires),
Tout droit, tout dur, mais si petit dans ta jeune vertu !
Tout blanc et tout juste !
T'as l'air fin meme si tu as mis dans le mille !
Car ça ne t'aide pas beaucoup d'avoir raison. C'est normal.
C'est signe que tu es sur le droit chemin dont on a omis de te dire
Que c'est une vraie VACHERIE.
Ne dis à personne que tu as trouvé comment mourir (c'est-à-dire comment vivre).
On t'enfermerait. Les gens ne savent plus rire.

Non, non, non, reste sur le ring !
Ah ! j'aurais pas du te parler comme ça.
Tatata, tu vas pas te tirer ?
C'est pour échapper à la peur, que tu t'enfuies ?
Tu vas pas me laisser seule comme une cloche sans fromage ?
Un peu de légereté au bord du gouffre ! C'est le secret pour ne pas tomber trop mal.
Dans la vie, comme dans la mort, il faut savoir tomber.
Mais avec grace, la grace étant, en l'espèce, le courage qui est la beauté de l'honneur.

Tu n'as pas compris encore ?
Esprit de puce, papillon paralysé par sa propre valeur,
Je te le dis : Pour respirer une goulée de plus
D'air un peu plus pur
D'esprit un peu moins vicié
Il ne te reste que le défi et la bravade !

Ah, je sais, je sais.... c'est mal vu de nos jours la pureté.
Ces crétins de contemporains journalistes, politiques, poètes officiels (reconnus-z'e-primés) n'ont pas compris que la pureté
ça n'a rien à voir avec l'origine, le sang, la race, les obsessions d'aujourd'hui ... Eh ! c'est un poème qui s'écrit, là, tout de suite, ce n'est pas un manifeste !
et puis la vérité ... moi je botte en touche. C'est Dieu qui sait, balle au centre. C'est Dieu qui sait et vous etes tous des dégonflés.
Non, la pureté, c'est autre chose que ces histoires de continents, de génome, et de frisures de cheveux plus ou moins prononcées...
Alors toi, n'aie pas peur de la vouloir, de la désirer meme, cette pureté, ce concentré de candeur.
Veuille cette descente de neige à peine pondue des anges sur ta tete sainte. Te voilà baptisé !

Que pourront contre toi désormais
Et les deuils et la maladie, et les départs
De ceux que tu aimais
Et qui n'ont rien su de ton amour ?

Après CELA, rien n'est plus que risible,
Léger effleurement d'une aile de papillon,
Et qui laisse une cicatrice de sabre, mais sans souffrance aucune ...
Après CELA, maintenant, peux-tu vraiment encore te craindre
Sans éclater de rire ?

Sois un homme !
Dieu ne te demande pas plus !

Il ne te demande ni d'etre brave, ni d'etre froid,
Ni d'etre bon, car Lui seul l'est sans contrainte.

Sois seulement celui qui essaie.

Et vole-toi, dépouille-toi de tout,
De tous.
Rien ne mérite d'etre tenu.
Tu n'es le gardien de rien.
Sois vacant.
Et laisse-toi hanter du chant sans remède
De l'univers, bille qui roule dans la main pure de l'Eternel...

Celui qui t'aime tant
Qu'Il t'a gravé dans la paume de Sa main.
Quand tu feras ta mue
Quand ta peau craintive d'homme nu
Tombera et que tu revetiras
Des oripeaux d'or léger de l'Esprit...

Comme enfin tu te comprendras
Comme tu aimeras
Et comme tu sauras que tu es aimé !

26/06/2008

Seule avec l'été




J'ai marché, monté la pente du pré, bombé comme le front d'un jeune enfant. Plus loin, la forêt s'interposait déjà, offrant aux regards la racine dense d'une chevelure de chênes dont le vert plus foncé annonçait l'été.
Un instant l'existence fut surplombée.
La pluie brève, épaisse, m'a surprise, seule, devant le soleil qui se couchait, monnaie d'or reprise par le temps qui sait comme chaque jour est un prêt.
Je suis restée là-haut, dans le vent chaud et froid, sur ce plateau décivilisé, seule avec l'été.
Et je scrutais mon coeur pour savoir si j'aimais encore quelqu'un à cet instant. Non, pas quelqu'un, car j'étais trop apaisée pour avoir besoin de dire un amour limité à deux yeux touchants, à une voix chérie. J'aimais trop pour offrir ce baiser empoisonné d'amour humain, ce lien qui isole tant ...
C'était Dieu qui était tout mon amour, et dire son nom, c'était comme accepter toute l'humanité.
Alors, ne sachant plus en quel coeur étranger me perdre, ayant opté pour l'amour inconditionnel qui ne blesse jamais à mort mais à vie, j'ai prié, le nez enfoncé dans un oreiller de prairie, la peau zebrée d'étoiles, des bleuets écrasés sous ma joue, ne souhaitant d'autre cathédrale que les hautes herbes lasses et pâles du champ fané, d'autres vitraux que les bleuets mêlés aux coquelicots défaits, voiles rouges dans un océan de marguerites qui m'écoutaient, blanches et calmes comme des Carmélites.

21/06/2008

C'est fini ...



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Chers internautes (et éventuels téléspectateurs),
Les choses étant ce qu'elles sont, pour reprendre une formule Gaullienne fort utile en la circonstance, l'émission qui "hébergeait" mes envolées poétiques, Art et Culture, disparaitra en septembre de la grille des programmes ... "Sic transit ...",  vous connaissez la suite.
Ceci explique le visuel kitchissime qui illustre cette note, si étrange dans ce blog au style naguère (encore un terme très Gaullien) irréprochable.
Je remercie donc, comme il est d'usage, KTO TV d'avoir accueilli une rubrique de poésie, meme fugace. Cela constitue en soi une vraie prise de risque (pour parler comme un pro de la com').
Merci aussi aux (very very few) happy few qui ont suivi cette émission. A la louche, ça doit faire, hum ... 4 personnes ?
car quoi que je fasse, c'est toujours en minoritaire (les stat de la Légende de Saint Paria sur un Référenceur de ventes de livres placent les ventes de cet opuscule à un niveau équivalent à la valeur maximale de l'isotherme de Vladivostock en janvier ...).
Bref, poètesse inconnue, maudite et invendue (et maintenant virée de la télé... comme PPDA, me direz-vous !), je m'accorde un quart d'heure d'apitoiement sur moi. Allez, concédez le moi, soyez gentils :

"Je cesse d'accuser, je cesse de maudire,
Mais laissez-moi pleurer",
comme disait Totor en son temps
* !!

Plaisanterie à part :
- Donnez des sous à KTO qui en a besoin (pour "garder" des gens comme moi, par exemple!). Allez, hop ! Soutenez le KTO-THON. Et au trot.
- ACHETEZ LA LEGENDE DE SAINT PARIA !!
- ACHETEZ PARIS D'EGLISE EN EGLISE !!

A très vite ....
PS : Ce n'est pas le temps qui manque en ce moment mais l'inspiration... j'essaierai de pondre un poème d'ici la fin du mois...
 
* Victor Hugo, dans "A villequier", bande d'incultes !